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jeudi 5 mai 2011

Bruxelles et sa Grand’Place

Cette place est qualifiée, parfois sans modestie, de la plus belle au monde. De fait, suite aux bombardements du Maréchal français de Villeroy en 1695, elle fût rapidement reconstruite d’où son unicité apparente tempérée par le superbe Hôtel de ville gothique et la Maison du Roi. Celle-ci ancienne halle édifiée en 1515 fût rasée et reconstruite en 1875. Quant aux « nouvelles maisons » elles divergent d’inspiration. Les métiers, surtout les plus riches, notamment les bouchers, les brasseurs entendent étaler leur gloire sur les façades chargées du baroque au « rococo ».


Roel Jacobs cite le jugement sévère de Baudelaire :  « un pot et un chevalier sur un toit sont les preuves les plus manifestes du goût extravagant en architecture. Un chevalier sur un toit, un pot de fleurs sur un fronton, c’est ce que j’appelle le style « joujou ».

Bien plus mesurées, d’autres maisons s’inspirent d’un style classique plus « moderne » (mais de 1650 !). Par exemple la vaste façade de la Maison des Ducs de Brabant qui en fait regroupe 7 maisons.

Détail passé souvent sous silence, la Grand’Place a connu autre chose que les fastes de l’Ommegang (organisé début juillet,  www.ommegang.be), son marché des fleurs et plantes (tous les jours sauf lundi et jeudi), elle fût le lieu d’exécutions capitales face à la Maison du Roi.  Un premier bucher de l’Inquisition dès 1523 vit deux Augustins bruler. Et en 1568  les Comtes d’Egmont et le Comte de Hornes y furent décapités (et non pendus comme les gens non titrés). Les manants étaient quant à eux pendus sur le Galgenberg (le Mont des Pendus) à la Place Poelaert actuelle (Palais de Justice). Aujourd’hui, on retrouve les statues des deux Comtes au Petit Sablon.

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Extrait du Petit Futé Bruxelles 2011