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jeudi 10 mai 2012

La langue française de Belgique, tout un art

Belgicismes


Nous, les Belges nous employons des mots qui peuvent parfois faire sourire celui qui les entend pour la première fois et notamment dans le vocabulaire scolaire... Ainsi, un potache belge trace des figures géométriques avec une « latte » (règle). A douze ans, il quitte l’école primaire pour « l’athénée » (collège). Il ira à ensuite « l’unif’ » (la fac) et logera dans un « kot » (un studio), qu’il partagera peut-être avec des « co-kotteurs » (colocataires) et « guindaillera » (sortira) certainement beaucoup. Si, par hasard, il « brosse » (sèche) les cours et manque les séances de « dias » (diapos), il devra « tirer son plan » (se débrouiller) et demander le « syllabus » (polycopié) d’un copain pour éventuellement réussir son « blocus » (préparation aux examens). 


Retournant à la maison le week-end, il fait « la file » (la queue au guichet de la gare) et prend le train en compagnie de nombreux « navetteurs prononcez 'nafteurs' » (usagers faisant le trajet quotidien entre deux villes). Il attend ensuite le bus sous « l’aubette » (l’abri), à cause de la « drache » (averse) qui tombe à ce moment. A la maison, sa mère aura certainement rangé tout le « brol » (désordre), passé le « torchon » (serpillière) et la « loque à reloqueter » (chiffon à poussière). Pour le « souper » (dîner), il se prépare des « chicons au gratin » (endives au jambon, nappées de béchamel) avec du « pain français » (baguette). 
Avant de passer à table, il se lavera les mains dans l’« évier » (lavabo). 


Un détail qui peut porter à confusion : si un Belge vous demande « ça va ? », il n’est peut-être pas en train de prendre de vos nouvelles pour la dixième fois de la journée mais veut simplement savoir si vous êtes d’accord.  


Enfin, n’essayez surtout pas d’imiter l’accent belge. Vous n’y arriverez pas, vous serez vite repéré et vous passerez pour un « snul » (imbécile, à Bruxelles) ou une « biesse » (imbécile aussi, mais à Liège).